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Stratégie & Biodiversité
de Bourgogne

Atlas naturaliste · Faune · Flore · Milieux


Planche N°31 · Fleurs sauvages

Jonquille

Narcissus pseudonarcissus L., 1753

Règne Végétal Classe Monocotylédones Ordre Asparagales Famille Amaryllidacées
Jonquille (Narcissus pseudonarcissus)
JonquilleNarcissus pseudonarcissus. © Sydenham Edwards / William Curtis / Wikimedia Commons — Public domain

Première grande fleur jaune du printemps, la Jonquille sauvage tapisse par milliers les sous-bois et prairies fraîches du Morvan. Sa floraison précoce annonce le renouveau dans les campagnes bourguignonnes.

La Jonquille (Narcissus pseudonarcissus), ou narcisse sauvage, est l'une des premières grandes fleurs à éclairer le printemps bourguignon. Dès la fin de l'hiver, elle jaillit du sol en touffes et tapisse les sous-bois clairs et les prairies fraîches de larges nappes jaunes, spectacle attendu chaque année dans les campagnes du Morvan.

Comment la reconnaître ?

  • Une fleur jaune solitaire au sommet de la tige, penchée, à la forme caractéristique de trompette.
  • Une couronne centrale (le tube) d'un jaune plus soutenu, entourée de six tépales d'un jaune plus pâle.
  • Des feuilles rubanées, longues, étroites et bleutées, jaillissant en touffe à la base.
  • Une bulbe souterraine qui assure la repousse d'une année sur l'autre.

À ne pas confondre avec le Narcisse des poètes, à fleur blanche et couronne rouge orangé, ni avec les nombreuses jonquilles horticoles échappées des jardins.

Écologie et floraison précoce

La Jonquille est une plante vivace à bulbe qui profite de la lumière printanière avant que les arbres ne se couvrent de feuilles. Elle recherche des sols frais, plutôt acides à neutres, dans les clairières, lisières, prés humides et sous-bois ouverts. En Bourgogne, elle est particulièrement abondante dans le Morvan, où les prairies et forêts fraîches lui offrent des conditions idéales ; on la retrouve plus localement sur les terrains frais des autres secteurs.

Une fois la floraison passée, le feuillage jaunit et la plante entre en repos estival, toute l'énergie étant stockée dans le bulbe pour l'année suivante.

Une cueillette à modérer

La Jonquille sauvage reste une fleur emblématique dont les belles stations font parfois l'objet d'une cueillette excessive. Comme toutes les amaryllidacées, elle contient des alcaloïdes toxiques : bulbe et feuilles ne sont pas comestibles, et ses bulbes ont parfois été confondus, à tort, avec des oignons ou des poireaux — une méprise dangereuse. Cueillir quelques fleurs sans arracher le bulbe ne menace pas les populations, mais la récolte massive peut appauvrir les plus belles prairies à jonquilles.

Certaines communes du Morvan encadrent d'ailleurs la cueillette pour préserver leurs stations les plus visitées. Mieux vaut donc admirer ces nappes dorées sur place : la floraison des jonquilles, qui attire chaque printemps promeneurs et photographes, est devenue un rendez-vous saisonnier et un véritable patrimoine floral de la Bourgogne intérieure.

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Sources & références

  1. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) — Narcissus pseudonarcissus.
  2. Conservatoire botanique national du Bassin parisien.

Planche mise à jour le 26 juillet 2026.